Sauvons l’école publique – Collectif Grésivaudan

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Appel pour un grand débat national sur les rythmes de vie de l’enfant

3 novembre 2009 · Laisser un commentaire

L’IGEN et l’IGAENR pointent l’aberration du rythme scolaire infligé par les “réformes” de Xavier Darcos face à laquelle la résistance pédagogique s’est imposée et propose l’organisation d’un grand débat national sur les rythmes scolaires et extra-scolaires des enfants.

à lire ici.

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Rapport de l’Inspection Générale sur la réforme du primaire : toujours plus loin dans le démantèlement du Service public d’Education

2 octobre 2009 · Laisser un commentaire

En juillet 2009, l’Inspection Générale de l’Education a remis au Ministre sa 3e note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire. Elle est tirée d’une observation « systématique » qui a mobilisée surtout des personnels au niveau des inspections académiques et départementales.. qui sont quand même allés « s’entretenir avec des directeurs et observer des séances d’aide personnalisée et d’évaluations dans près… d’une école par département »!

L’IG tire le bilan d’une « année très positive » qui engage l’enseignement primaire vers sa « modernisation » : une année « exceptionnelle » pour son démantèlement!…

Seules réserves :

  • la soudaineté de la mise en oeuvre de la réforme, compensée par « l’audace » de certaines propositions et la « loyauté » d’une grande partie des personnels…
  • l’insuffisance de cohérence dans le flot des mesures appliquées

Les points principaux :

Réformes

Semaine de 4 jours/ rythmes scolaires :

Les inconvénients de ces 4 jours, couplés à la mise en œuvre des nouveaux programmes sont pointés du doigt. Le rapport reprend la proposition de la FCPE de revenir à une semaine de 5 jours avec mercredi travaillé, tout en reconnaissant qu’enseignants et conseils d’école y sont réticents. Vers une nouvelle offensive pour un passage en force au mercredi travaillé ?

60 h d’Aide Personnalisée :

  • Haro sur les récalcitrants et les désobéisseurs. En juillet, les inspecteurs généraux ne savaient pas encore que les retraits de salaire pour refus d’appliquer ces 60 h sous forme d’AP allaient être retirés par la justice administrative.
  • « Bilan positif » mais les effets sur la réussite des élèves ne se voient pas franchement. De plus , cette aide «  ne permet pas de compenser les difficultés lourdes ».

L’IG remet en cause le temps de préparation inclus dans ces 60h.

Par ailleurs, comment s’y retrouver entre AP, PPRE ( Projet Personnalisé de Réussite Educative) et intervention des RASED… ou de ce qu’il en reste après la suppression et la sédentarisation des postes d’enseignants spécialisés.

Evaluations

C’est la consécration de la « culture du résultat et de la performance ». On continue donc pour développer davantage le « pilotage pédagogique ». Des mots qui font peur pour l’école de demain!

On va reconduire ces évaluations sans tenir compte des arguments mis en avant cette année, notamment par des enseignants de CM2 à qui certains IEN demandent déjà, dès les réunions de rentrée, de « lisser leurs programmation pour avoir tout fait le programme du CM2 en janvier » !

Relation entre encadrement et enseignants :

  • Vers un renforcement du contrôle hiérarchique par le biais de l’individuation des carrières
  • Un discours de combat contre les opposants et les syndicats
  • Une généralisation des nominations sur des postes à profil

Organisation de l’enseignement primaire

Vers la mise en place des EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) et un statut hiérarchique pour les directeurs qui auront, alors, un pouvoir renforcé pour relayer les IEN (Inspecteurs de l’Education Nationale) dans la mise en œuvre des réformes au niveau des écoles.

Un rapport sur lequel le gouvernement ne manquera pas de s’appuyer pour continuer son entreprise de démantèlement de l’école primaire et du Service public d’Education….

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Loi Carle : la prime à l’exode scolaire, par Caroline Fourest

28 septembre 2009 · Laisser un commentaire

LE MONDE | 25.09.09

Résister à la communautarisation suppose de résister à l’exode scolaire qui saigne l’école publique au profit d’écoles privées confessionnelles. L’Assemblée nationale s’apprête à faire tout le contraire. Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s’apprête à voter la loi Carle… qui force les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de cette hémorragie.

Sous prétexte de clarifier un flou juridique, cette loi oblige les mairies à financer les écoles privées d’autres communes si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants. Quatre critères sont prévus pour rendre cette dépense obligatoire : si des parents parviennent à montrer que “la capacité d’accueil” de leur commune de résidence est insuffisante, en cas “d’obligation professionnelle”, pour “des raisons médicales”, ou si un frère ou une soeur est déjà scolarisé dans cette autre commune. Autant dire que les écoles privées ne devraient avoir aucun mal à faire passer les mairies environnantes à la caisse. D’autant que contrairement à une scolarisation dans le public, le maire n’est pas autorisé à mettre son droit de veto, au nom de la sacro-sainte “liberté d’enseignement”.

Certaines écoles de l’Opus Dei sont déjà sous contrat. Si l’oeuvre de Dieu se met à ouvrir des écoles élémentaires, les fidèles utiliseront la loi Carle pour obliger les collectivités locales à financer l’envoi de leurs enfants dans ces écoles élémentaires-là. Ne parlons pas des loubavitch, dont certaines crèches sont déjà financées par la Mairie de Paris… Parce qu’il manque des places dans les crèches publiques.

Eddy Khaldi, coauteur d’un livre édifiant intitulé Main basse sur l’école publique (Démopolis), dénonce une forme de “chèque éducation”, propre à faire primer les “choix particularistes sur l’intérêt général”, comme aux Etats-Unis.

L’exode du public vers le privé était jusqu’ici contenu par la sectorisation et la carte scolaire. Depuis son assouplissement, toutes les vannes sont ouvertes. Pierre Cardo, député UMP et ancien maire de banlieue, n’a pas caché son inquiétude lors de la discussion générale sur la loi Carle : “J’ai passé vingt-six ans à lutter contre l’évasion scolaire. Dans ma circonscription, les deux collèges dont la capacité d’accueil est de 1 000 élèves n’en reçoivent plus que 400.” Les raisons de l’hémorragie sont connues. L’école publique se démocratise mais ne peut sélectionner.

Si l’Etat n’augmente pas son taux d’encadrement, l’indiscipline explose. Au premier fait divers, tous les parents cherchent à fuir vers l’école privée la plus proche, plus sélective. Et les élèves en difficulté se retrouvent sur le carreau, coincés entre eux, dans des lycées désertés… Effet de ghettoïsation et crise du “vivre-ensemble” garantis.

L’exode pourrait être contenu. L’école privée serait moins attractive si ses tarifs étaient plus élevés. Autrement dit si l’Etat et les régions ne lui permettaient pas de pratiquer des tarifs alléchants en la finançant. Depuis la loi Debré, la République joue contre son camp. La loi Carle va plus loin. Elle essaie de nous faire croire que financer “à parité” la scolarisation dans le public ou le privé est un devoir, alors que cette parité n’a aucun fondement juridique. Et pourtant, la remettre en cause serait un crime contre la “liberté scolaire” ! A bien y réfléchir, cela c’est un peu invoquer la “liberté de circuler” pour obliger l’Etat à rembourser les notes de taxi de ceux qui n’aiment pas le bus…

Nous sommes en période de pollution : l’Etat a intérêt à encourager ses citoyens à prendre les transports en commun. Mais comment les entretenir s’il devait rembourser une partie des courses en taxi de ceux qui trouvent les bus trop chargés ou dégradés ?

La loi Carle s’inscrit dans un mouvement de fond, qui n’en finit plus de transférer les missions du public vers le privé. Sauf que nous ne parlons plus seulement de La Poste ou de l’hôpital, mais de la citoyenneté.

Caroline Fourest

http://ecoledeproximite.lautre.net/petition/php/index.php

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Enseignants non remplacés: “Où y’a pas cours” compte les carences

25 septembre 2009 · Laisser un commentaire

«Parce qu’il n’est pas acceptable que tant de cours ne soient pas assurés, la FCPE met en place la “Liste de Carence”. Il s’agit de référencer sur cette page, un maximum d’heures de cours qui se seraient pas assurées et d’éditer périodiquement la “Liste de Carence” auprès des institutions et des médias.»

Tout est dit…

c’est là: http://www.fcpe.asso.fr/ouyapacours/

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Le développement de l’autoritarisme dans le premier degré du système éducatif

1 juillet 2009 · Laisser un commentaire

Par Pierre Frackowiak

Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables. Si le successeur de M. Darcos ne corrige pas la trajectoire, avec élégance et détermination, dans les meilleurs délais possibles, la situation ne pourra que se dégrader. (Lire la suite…)

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Lettre ouverte de Pierre Frackowiak à ses collègues inspecteurs

14 juin 2009 · Un commentaire

A tous ceux qui pensent encore et malgré tout que

  • le soutien, c’est bien, même n’importe quand, matin, midi ou soir, même quand les élèves stigmatisés, victimes du système, seront transformés en coupables au bout du compte
  • c’est l’honneur de la République de faire du soutien gratuit qui ne lui coûte rien (avec le passage au 24 h), qui lui permet de faire des économies (en supprimant les RASED), même quand elle fait indirectement de la publicité gratuite pour les officines privées dont le chiffre d’affaires s’accroît de manière exponentielle
  • personne n’y avait jamais pensé, même pas les inspecteurs qui sont contraints de déclarer que tout ce qu’ils ont fait et fait faire depuis 30 ans et plus, est nul
  • il faut «au moins essayer et qu’on verra», même si l’on n’y croit pas vraiment si l’on a conscience de contribuer à l’insu de son plein gré à ancrer le néolibéralisme dans les têtes
  • tout «ce que fait le pouvoir actuel ne peut être mauvais» – d’ailleurs Darcos, Nembrini and Co connaissent bien l’école et l’adorent[i] – et qu’il faut bien être constructif même en prenant le risque de paraître complaisant ou complice
  • tous les pédagogues qui le condamnent unanimement, même si certains s’emploient à détourner le dispositif, se trompent et qu’ils font de la politique alors que le pouvoir, lui, n’en fait pas et ne pense qu’à l’intérêt des élèves
  • de toute façon, il faut obéir et qu’il est plus important d’inspecter le soutien hors temps scolaire que d’analyser les pratiques pédagogiques dans le temps de classe normal, même si l’on reconnaît dans son for très intérieur que le déni de la pédagogie, entretenu par le pouvoir, est une aberration.

A tous ceux qui n’ont pas encore compris que le soutien est une des pièces majeures du puzzle qui tente d’opacifier un projet ultra libéral autoritaire parfaitement cohérent, dangereux pour la société.

Je recommande vivement la lecture d’un ouvrage  qui vient de sortir aux éditions La Dispute : «Pour en finir avec les dons, le mérite, le hasard» 21 euros. Il est publié par le GFEN, écrit par un collectif d’auteurs, de philosophes, de sociologues, de chercheurs en sciences de l’éducation qui indiquent d’autres voies théoriques pour continuer à penser l’éducabilité du petit d’homme, les chemins de son émancipation, en reprenant le pari de l’égalité du «tous capables», et ce en d’autres termes que «l’égalité des chances» dont l’apparente générosité ne masque qu’imparfaitement la parenté avec «le chacun pour soi» libéral.

En des approches parfois renouvelées grâce à l’apport de nouvelles avancées scientifiques – comme les neurosciences – ce livre se veut combatif dans la mesure où ses auteurs prennent résolument le contre-pied de la marchandisation de l’éducation, et affirment que, pratiquement et théoriquement, il est possible de construire, avec les autres, et en particulier avec les jeunes en situation d’éducation, un rapport différent aux savoirs, un rapport à un savoir émancipateur.

Les auteurs démontent rigoureusement toutes les mécaniques qui sont mises en place :

  • Celle des nouveaux vieux programmes qui atomisent et standardisent l’enseignement et qui reposent exclusivement sur le discursif et le déductif et très insuffisamment sur l’inductif et sur « les arts du faire »[ii]
  • Celle du recentrage démagogique sur les savoirs instrumentaux qui condamnent les enfants des milieux populaires en donnant l’illusion de se consacrer à l’essentiel
  • Celle du renforcement de la dépendance et du contrôle des enseignants en faisant des cadres des courroies de transmission et des contrôleurs[iii]
  • Celle de la multiplication des contraintes, des référentiels et des statistiques qui désincarnent l’acte pédagogique, qui ignore les processus.

Les auteurs démontrent magistralement que les procédures d’évaluation et de désignation des élèves à soutenir,  en focalisant le regard exclusivement sur les manques pour lesquels il faut inventer des exercices de remédiation précis, mécaniques, constituent un danger et une faute. Les catalogues du manque remplissent les représentations et discours du monde scolaire. Les remédiations classiques, même en plus petit groupe, même dans une relation plus proche avec l’enseignant, ne peuvent pas être efficaces. En étant d’abord une source de dévalorisation des élèves en difficulté, l’école ne peut qu’accroître les sources du décrochage scolaire et des déviances. Même si l’on s’en défend, même si on le fait avec de la sympathie, refaire en petit groupe la même chose que ce qui a échoué en grand groupe, ajouter des explications magistrales et des devoirs, ne peut en aucun cas permettre le progrès des apprentissages et de l’estime de soi. Le seul avantage et ce n’est pas le moindre des objectifs, c’est de donner bonne conscience aux responsables: «Vous voyez bien, on a tout fait pour eux. On a ressorti les programmes de l’école des grands parents que tout le monde comprend. On a fait du soutien gratuit. Et ça ne marche pas. C’est vraiment qu’ils sont bêtes, qu’ils ne travaillent pas, que les parents n’assument pas leurs responsabilités». Et voilà les dons qui surgissent, le «handicap social», le fatalisme, le mérite… Tout ce que ce livre dénonce et conteste.

«La société française obéira-t-elle à un modèle de plus en plus hiérarchisé, inégalitaire, compétitif, comme l’y invitent ses élites sociales avides de l’adapter aux conditions du capitalisme financier mondialisé, ou trouvera-t-elle la force de résister au modèle dominant et d’inventer une autre manière de vivre ensemble, solidaire du destin collectif de l’humanité?» (page 91).

Les cadres n’ont peut-être pas le droit de se poser la question. Ils sont de plus en plus des exécutants et la nouvelle note de service sur les missions des inspecteurs[iv] en est une parfaite illustration. Je la pose souvent et il faut la poser à nouveau: ont-ils encore le droit de penser? Et si oui, ont-ils le droit de ne pas confondre loyauté à la République et au peuple, et servilité à un pouvoir politicien provisoire?

Un livre à lire absolument pour bien comprendre ce qui se passe de manière insidieuse depuis un temps certain et de manière arrogante depuis 2007, pour contribuer intelligemment à la construction d’une autre école, pour trouver des raisons d’espérer encore malgré le désastre en cours.

Pierre Frackowiak
Inspecteur de l’Education Nationale honoraire

[i] … à leur manière… en la détruisant. Nembrini, s’efforçant de justifier les évaluations CM2, a déclaré que ces évaluations permettent aux enseignants de comprendre les raisons des difficultés des élèves. Il a fait la preuve qu’il ne connaît rien aux questions d’apprentissage et de développement

[ii] Les efforts démesurés de l’inspection générale qui a fait la démonstration de sa capacité à tenir des discours diamétralement opposés du jour au lendemain,  et des inspecteurs, pour tenter de démontrer que les programmes de 2008 étaient dans la droite ligne de ceux de 2002 ont été pathétiques, souvent ridicules.

[iii] Les relations inspecteur/inspecté se sont considérablement dégradées au cours de cette année: inflation de «paperasse» (enquêtes, comptes rendus, évaluations, instructions, organisation), de contrôle, de réunions… Renforcement de l’autorité hiérarchique, abandon progressif de l’accompagnement au profit du pilotage, usage de la menace et des sanctions…

[iv] «Les inspecteurs, transformés en consultants du management par les résultats, n’assumeront plus leurs missions de formation ni d’accompagnement pédagogique des enseignants». Extrait d’une analyse intéressante de la nouvelle note de service sur les missions des inspecteurs… Jouer à croire que les cadres pilotent, un mirage qui peut plaire à certains…

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Pétition contre les jardins d’éveil

27 mai 2009 · Laisser un commentaire

Le collectif SEPT Sauvons l’Ecole Pour Tous Vallée de la Bruche (Alsace) a mis en ligne une pétition contre la mise en place les jardins d’enfants. Une centaine de structures devraient en effet être expérimentées dès la rentrée prochaine.

A signer ici

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Evaluations CM1: le ministre remet ça

24 mai 2009 · Laisser un commentaire

EVALUATIONS NATIONALES
Information aux parents d’élèves de CE1

Le Ministère de l’Education Nationale a mis en place des évaluations nationales en maths et en français  portant sur les nouveaux programmes. Elles sont destinées aux élèves de CM2 (qui les ont passées en janvier) et de CE1 qui vont les passer du 25 au 29 mai.

Le collectif « Sauvons l’école publique – Collectif Grésivaudan » -comme de nombreux parents et enseignants  à travers la France- dénonce ces évaluations instaurées sans aucune consultation auprès des parents, ni même information de la part de l’institution.

Les inquiétudes portent sur quatre points principaux:

  • le niveau élevé des exercices proposés qui, rappelons-le, portent sur les nouveaux programmes pas forcément entièrement mis en place dans toutes les classes,
  • le système de notation qui vise plus à sanctionner qu’à évaluer : c’est 1 ou 0, « tout bon ou tout faux » (même pour 8 réponses justes sur 10 !), sans aucune note intermédiaire,
  • la crainte que les résultats de ces « évaluations-sanctions » rattachés au dossier de l’élève soient, à terme, versés dans « Base Elèves », ce qui voudrait dire qu’ils suivraient l’élève durant toute sa scolarité,
  • la publication des résultats des écoles : classement des écoles et des enfants qui permettrait la mise en concurrence, véritable menace sur le service public d’Education. Nous ne voulons pas d’une école de la concurrence.

Que faire? Sachez que:

  • les livrets d’évaluation destinés aux élèves (exercices qui leur seront proposés) sont accessibles sur Internet très facilement,
  • l’absence d’un élève une seule demi-journée à ces évaluations invalide ses résultats (ce n’est pas une pénalité, cela signifie juste qu’ils ne seront pas enregistrés et pris en compte dans les statistiques),
  • vous pouvez remettre à l’enseignant de votre enfant le courrier joint complété qui demande expressément à ce que les résultats de votre enfant ne soient pas communiqués de manière nominative hors de l’école.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter le Collectif Grésivaudan.

Renseignez-vous : cela vous concerne !

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123 lycées expérimenteront la réforme du lycée dès septembre

15 mai 2009 · Laisser un commentaire

Malgré les promesses du ministre, la réforme du lycée sera expérimentée dans 123 lycées dès la prochaine rentrée. A lire sur le site du SNFOLC:

http://www.fo-snfolc.fr/spip.php?article1012

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Base élèves: lettre ouverte aux enseignants

11 mai 2009 · Laisser un commentaire

Le Collectif national de résistance à Base élèves a adressé une lettre ouverte à tous les enseignants pour les inciter à refuser de participer aux fichages des élèves et leur rappeler les divers points qui font de Base élèves un dispositif illégal.

>http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/05/08/lettre-ouverte-aux-equipes-enseignantes/

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Base élèves n’est qu’un élément du fichage généralisé de nos enfants

7 mai 2009 · Laisser un commentaire

Toujours sur le site de la LDH Toulon, un dossier sur les différents fichiers mis en place ou prévus par le ministère de l’EN. Édifiant.

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3274

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Maternelle: les avances masquées du gouvernement

7 mai 2009 · Laisser un commentaire

Le site de la LDH Toulon a publié un récapitulatif complet concernant le dossier de la maternelle, et de la création des jardins d’enfants. Où l’on voit que les grandes manœuvres de sape de l’école maternelle ont commencé…

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3277

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Hubert Montagner soutient les enseignants désobéisseurs

4 mai 2009 · Laisser un commentaire

Le professeur Hubert Montagner, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM vient d’adresser une lettre de soutien à une enseignante désobéisseuse. En quelques mots simples, ils explique pourquoi les nouveaux programmes, le nouveau rythme imposé aux enfants avec la semaine de quatre jours, et l’application du soutien scolaire qui allonge la journée des enfants les plus fragiles et fragilisés sont une menace pour la qualité de l’enseignement. A lire d’urgence!

>Lettre à une enseignante sanctionnee par Hubert Montagner

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Réforme de la formation des enseignants + LRU = danger!

12 avril 2009 · Laisser un commentaire

La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités et les deux projets de réforme du statut des enseignants-chercheurs et du recrutement des enseignants du premier et du second degré  menacent directement les enfants et leurs parents en:

  • asphyxiant la recherche universitaire alors même que l’innovation, moteur de l’économie moderne, a besoin de recherches et de chercheurs travaillant sur le long terme, et ce dans toutes les disciplines,
  • hiérarchisant les disciplines universitaires et mettant à mort celles que le gouvernement considère comme “inutiles” ou “non-rentables”,
  • appauvrissant et décrédibilisant la qualité de l’enseignement supérieur public et gratuit afin de favoriser les institutions privées et très chères,
  • précarisant les enseignants du primaire et du secondaire, bâclant leur formation, bradant les exigences qui présidaient jusqu’ici à leur recrutement et ainsi contribuer à détruire l’enseignement primaire et secondaire public et gratuit au profit là encore d’institutions privées très onéreuses.

Pas convaincu? Lisez-donc cette lettre ouverte d’une enseignante d’université.

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Base élèves: dépôts de plainte en masse et demande d’explications par l’ONU

29 mars 2009 · Laisser un commentaire

Le mercredi 25 mars 2009, dans toute la France, des centaines de parents d’élèves ont déposé plainte contre la mise en œuvre du traitement « Base élèves premier degré » par le Ministère de l’éducation nationale. Onze parents isérois ont participé à cette action soutenus par l’avocat Claude Coutaz qui a déposé les plaintes des parents au tribunal d’instance de Grenoble. A noter que pour ce dossier l’avocat grenoblois ne demande pas d’honoraires.

Pour poursuivre cette action et multiplier les dépôts de plainte en Isère, le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves organise une réunion publique à Grenoble mardi 31 mars à 21 h, salle de réunion du parking Vallier-Catane.

Si vous souhaitez porter plainte contre Base élèves:

  • Téléchargez la plainte contre X, modèle standard (fichier .doc)
  • apportez-la en 2 exemplaires au 6ème étage du palais de justice (uniquement l’après midi)
  • ou envoyez-la en LR avec AR au Procureur de la République,
  • ou la déposer au cabinet en 3 exemplaires: Claude COUTAZ -  avocat – 3, rue Pierre Duclot  38000 GRENOBLE – Tél.: 04.76.03.30.43 – Fax: 04.76.18.22.50
  • joignez-y dans la mesure du possible les justificatifs de l’identité du plaignant, de la scolarité de l’enfant et tout renseignement utile (fiche base élèves ou autre document de ce type).

>En savoir plus: http://baseeleves38.wordpress.com/
et http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

Par ailleurs, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies souhaite obtenir un certain nombre de précisions à propos de Base élèves afin de vérifier que sa mise en place ne contrevient pas à la convention internationale des droits de l’enfant que la France a ratifiée en 1990. Le comité a adressé une demande de renseignements auprès de l’État français dans ce sens. A suivre.

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3209

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Un bac pro réformé mais… appauvri

18 mars 2009 · Laisser un commentaire

Le ministre a annoncé le report de la réforme du lycée “dans une volonté d’apaisement”. Mais, dans l’ombre, se poursuit la réforme du Bac pro. Au programme: un bac amputé d’une année d’apprentissage et la suppression dans la quasi totalité des filières des CAP et BEP qui, malgré leurs défauts, constituaient une alternative pour les élèves.

>Lire ici la lettre ouverte des enseignants en lycée professionnel aux parents: http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article150

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Avis de décès du Clemi

13 mars 2009 · 24 commentaires

Communiqué du Clemi*:

L’équipe du Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) de l’académie de Grenoble a la douleur de vous faire part de la disparition de la demi-décharge de son coordonnateur académique et avec elle de toute une série d’actions concernant l’éducation aux médias « mission fondamentale et officiellement assignée à l’École ».

L’équipe du clemi assurera cette année encore le concours de journaux scolaires et la semaine de la presse dans quelques jours mais l’année prochaine nous ne pouvons nous engager sur aucun projet.

Merci à vous d’avoir soutenu les actions d’éducation aux médias. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir diffuser l’annonce de cette suppression le plus largement autour de vous.

Cordialement,
Daniel Salles
coordonnateur académique Clemi Grenoble

*Le Clemi est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif. Il a pour mission d’apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias. Pour voir quelques exemples du formidable travail du Clemi, c’est ici: www.crdp.ac-grenoble.fr/clemi/

Le collectif Grésivaudan ne peut que déplorer cette nouvelle victime de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Encore un exemple de destruction imbécile d’un magnifique outil. L’ouverture d’esprit de nos enfants se fera désormais sans lui. Ou pas. Qui s’en soucie?

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Une certaine idée du service public d’éducation

13 mars 2009 · Laisser un commentaire

C’est une certaine idée du service public de l’éducation que nous défendons. Vecteur de paix et de cohésion sociale, égalité de traitement ; ce sont encore les caractères fondamentaux de l’école d’aujourd’hui – même si elle a pris de nombreux coups de butoir ces dernières années. Pourtant, les menaces qui pèsent aujourd’hui sont telles que ce sont ces valeurs fondamentales qui demain disparaitront si les réformes Darcos sont appliquées.

Il en va de l’intérêt commun à les défendre. Ce ne sont pas seulement les plus faibles, les élèves de milieux modestes ou les élèves connaissant des difficultés, sociales et/ou scolaires, qui en pâtiront. Exception faite d’une poignée de “grands privilégiés” tous souffriront d’une école où régnera la concurrence entre élèves, entre enseignants, entre établissements.

La génération des parents d’aujourd’hui a eu l’immense chance de pouvoir dire “j’ai mon bac” et que cette simple mention lui ouvre des portes, sans discussion, sans contestation, sans soupçons aucun. Si nous n’y prenons garde, demain nos enfants devront avoir le bac d’ici et pas de là, dans telle filière et pas telle autre, avec telles options et pas telles autres, préparé par tels enseignants et pas tels autres…

On voit bien ce qui se trame. Ces réformes sont celles d’un management calqué sur l’entreprise, préalable probable à une grande liquidation. Objectif: briser ce modèle républicain où la vocation d’instruire tient lieu de motivation première. A l’heure où le modèle concurrentiel montre ses limites -et avec quel paroxysme !- on voudrait nous faire croire que c’est ce dont l’école a besoin. Or, nous savons bien que c’est faux. N’importe quel parent sait que seul un environnement apaisé et serein sera propice à une instruction solide pour son enfant. N’importe quel parent sait bien au fond de lui que seuls les enseignants savent créer cet environnement propice. Sans-doute même en est-il un peu jaloux ; quel parent peut se vanter de savoir faire faire les devoirs sans crise de nerfs? A l’opposé de cet idéal, un environnement concurrentiel est générateur, lui, de violences et d’insatisfactions fortement nocives. Ne le vivons-nous pas tous les jours dans notre vie quotidienne?

Oui l’école, malgré toutes ses imperfections, est garante de paix sociale. Qui en doute? Personne! Voulons-nous réellement prendre le risque de nous passer de son travail? Les enseignants sont les laboureurs sociaux ; du sillon qu’ils tracent, jour après jour, germe l’équilibre commun. Sans eux, croit-on que la France aurait pu survivre aux profondes transformations sociales qu’elle a vécu en 50 ans? Bien sûr que non. Dès lors, qu’y a-t-il de choquant à ce qu’un pays comme la France y consacre le 2e budget de l’Etat?

D’aucuns nous répondrons que la priorité est ailleurs et qu’il faut d’urgence réduire nos dépenses. Nous soutenons, au contraire qu’en période de crise un tel combat n’est certainement pas superflu, bien au contraire! Bien sûr, nous avons des préoccupations matérielles immédiates. Mais, si nous ne pensons pas à demain en période difficile quand le ferons-nous? Lorsque cela ira mieux? On ne vend pas l’échafaudage qui permet de finir le toit lorsque la tempête gronde!

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Le remplacement est un droit !

12 mars 2009 · Laisser un commentaire

Lu sur le site de la FCPE:

Le ministre poursuit son entreprise pour en finir avec l’obligation scolaire et surtout son pendant, l’obligation pour l’Etat d’assurer la continuité du service public.

Le ministère de l’Education nationale a rendu publique cette semaine la répartition académique des suppressions de postes d’enseignants remplaçants pour la rentrée 2009. Le ministre poursuit son entreprise pour en finir avec l’obligation scolaire et surtout son pendant, l’obligation pour l’Etat d’assurer la continuité du service public.

La loi sur le service minimum dans son article 2 a déjà intégré le fait que la mission de l’Ecole sera l’accueil et non plus l’enseignement. Appliquée jusqu’au bout elle permettrait de supprimer l’obligation de remplacer les enseignants absents par d’autres enseignants tant que les élèves sont « gardés ». Cette année, dans le premier degré, les absences non remplacées, plutôt exceptionnelles il y a quelques années, sont devenues fréquentes.

Dans le second degré, les parents constatent sur le terrain qu’il faut désormais en moyenne quatre semaines consécutives d’absence d’un enseignant pour qu’un remplaçant soit nommé.
Le ministère évoque une prétendue “amélioration du dispositif de remplacement” pour justifier ces suppressions de postes. Pourtant, le rapport annuel de performance publié en juin 2008 par le ministère montrait qu’en 2007, le taux de rendement du remplacement dans l’Éducation nationale s’élevait à 82,2%, malgré un objectif de 87% affiché dans le projet annuel de performance annexé au budget 2007 de la mission enseignement scolaire. Le taux de rendement était de plus en baisse par rapport aux 84,92% atteints en 2006-2007.

La FCPE exige le retrait de cette mesure et appelle les parents d’élèves à se mobiliser sur le terrain et à être présents le 19 mars dans les manifestations partout en France pour un service maximum d’enseignement.

A ce sujet, voir les courriers adressés par François Brottes, Député de l’Isère, à l’inspectrice d’académie de l’Isère ainsi qu’au ministre de l’éducation nationale (cliquez sur les vignettes):

Lettre aux parents de Saint-Vincent

Lettre au ministre de l'EN

Lettre à l'inspectrice d'académie de l'Isère

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Collège: les professeurs de techno tirent la sonnette d’alarme

10 mars 2009 · Laisser un commentaire

À la rentrée de septembre 2009, les programmes de technologie au collège changeront dans leurs intégralité. Simultanément sur trois niveaux: 5°, 4°, 3° (du jamais vu!). 100% des contenus des programmes sera renouvelé, tout comme la forme pédagogique des apprentissages.

Pourtant, à moins de 7 mois de la rentrée, la formation des professeurs de technologie à ces nouveaux programmes est pratiquement inexistante.

Les professeurs de technologie s’alarment de cette situation et demandent au ministère les moyens de mettre en place ces programmes.

Une pétition est en ligne. Signons-là!

>http://www.docs-techno.fr.nf/

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